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Filiale d’un groupe familial de quatre entreprises, la carrosserie Vivier travaille principalement sur la région nord. Elle connaît

 

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[Visite : Espace Pro] - Carrosserie Vivier : "cultiver sa compétence"

 

 

Filiale d’un groupe familial de quatre entreprises, la carrosserie Vivier travaille principalement sur la région nord. Elle connaît une progression constante, basée sur la culture de son savoir faire et la rationalisation des processus de production.
» Textes et photos : J.P. Morisi

 


La carrosserie Vivier fait partie d’une holding familiale qui regroupe quatre entreprises, dirigées chacune par un membre de la famille Vivier. 110 personnes en tout travaillent pour cette entité répartie sur 5 sites dans la région Nord-Pas-de-Calais. Les activités sont la location la vente et l’entretien de matériel de manutention pour chariots élévateurs et transpalettes ; la réalisation de carrosseries industrielles et la location de semi remorques, la vente et la réparation de tout matériel roulant. Cette dernière activité concerne précisément la Carrosserie Vivier. Concessionnaire de marque Flo en semi remorques, elle loue du matériel avec un parc d’environ 140 matériels.
S’ajoute la société D Direct, qui fait de l’édition de catalogues de vente par correspondance de produits pour l’industrie et pour les collectivités (matériel de manutention et de rayonnage). Enfin, VMI est une société de négoce, de location et de réparation de matériel de nettoyage des sols. Ce groupe est chapeauté par une holding. Mathieu Vivier est président du groupe, ainsi que président de la carrosserie.
Nous sommes rendus à Arras, chez la carrosserie Vivier, située dans la zone industrielle. Son Directeur Mathieu Vivier nous présente l’entreprise.
«La carrosserie Vivier compte une trentaine de personnes, réparties sur deux site. L’un à Arras, où on réalise tout ce que l’on appelle le «Dry Fret», c’est-à-dire le fourgon, le bâché et le plateau, en construction et en réparation ; ensuite un site à *** où nous réalisons tout ce qui est matériel pour le BTP (grues, appareils à bras et bennes). La plus grosse activité de la carrosserie est sur Arras. Elle représente 8 millions de chiffre d ‘affaires ; l’autre partie représente environ 3 millions. »

 

Un véritable carrossier constructeur
L’activité est tout à fait celle d’un carrossier constructeur, puisqu’elle comprend la réalisation de soubassements et de carrosseries sur des porteurs. Il s’agit à 70 % de véhicules industriels, et à 30% de VUL. L’activité est en progression sur 2006 (+ 12% de CA prévus en 2006), après une stagnation en 2004, due à l’augmentation du prix de l’acier et de tous les approvisionnements.
«Notre savoir faire en VUL, précise Mathieu Vivier, est basé sur le fourgon en kit et le bâché, qui représentent 90% de notre travail sur ce secteur, plus une petite activité spécifique, comme le montage de hayons élévateurs ou de translateurs sur petits plateau ou dans des fourgons, ainsi que d’autres travaux de carrosserie. Nous travaillons principalement pour des concessionnaires, alors qu’en VI nous traitons en direct avec le client transporteur».
La carrosserie Vivier réalise 330 équipements par an, pour des clients du Nord-Pas-de-Calais, de l’Aisne et de la bordure de l’Oise, mais pas au-delà. Beaucoup de bouche-à-oreille, plus deux commerciaux qui tournent, avec en plus l’atout de l’ancienneté et de la réputation, puisque la société a été créée en 1963.

 

Soubassements et assemblages
90% de la fabrication des kits carrosserie, qu’il s’agisse de caisses grand volume, ou de rideaux coulissants. Pour les plateaux ridelles, Vivier fabrique le plateau, et pour les ridelles, l’entreprise achète des profilés qu’elle assemble. En revanche, les ensembles soubassements sont fabriqués sur place. «Il nous est arrivé de faire des essais de soubassement galvanisé tout prêt livrés, mais on ne veut pas perdre non plus notre identité de carrossier», précise Mathieu Vivier.
Le parc machines comprend une plieuse à commande numérique, des machines à bois, raboteuses, scie à panneaux, pour faire les planchers ; une cabine de grenaillage et une cabine de peinture de 20 mètres, divisible en deux. S’ajoutent une poinçonneuse mécanique, puis tout le petit outillage au niveau de chaque compagnon. La main-d’oeuvre est locale avec une courbe d’ancienneté assez lisse, qui va de 20 à 52 ans. Mathieu Vivier pour sa part s’occupe depuis 18 années de l’entreprise.

 

Dans l’atelier
Nous sommes impressionnés par la propreté de l’atelier d’assemblage et de soudage. Tout cela est le signe d’une activité bien cadrée, de processus bien rodés, car la production est relativement importante tout de même. Surpris et pas habitué sans doute par la vision d’un unique compagnon manoeuvrant un énorme panneau de caisse, j’interroge Mathieu Vivier : «Nous disposons de deux ponts roulants pour installer les caisses sur les châssis, ce qui permet de travailler ici avec une personne. Mais c’est une règle. On ne travaille pas en binome chez nous, mais en personne simple par poste de travail, pour la bonne raison que 1+1 ne fait pas deux mais 3».
Plusieurs plateaux sont déjà montés sur des véhicules. Un Sprinter est en finition. Le soubassement a été peint, et on va installer les garde boues et les feux avant de poser une caisse. Plus loin sur un poids lourd, on distingue un soubassement non peint qui est encore en soudure. À quelques pas, on remarque le marbre de montage sur lequel les modèles de soubassement sont soudés. On fabrique ici 230 soubassements par an dont une dizaine en aluminium.
La procédure de montage impose une manutention sans doute un peu difficile, compte tenu de l’emplacement des divers postes, banc, grenaillage et peinture, ce que nous confirmera plus tard Mathieu Vivier en nous parlant d’une réinstallation dans de nouveaux locaux.

 

Hayons élévateurs : une marché en fort accroissement
Un peu plus loin, on arrive au montage des caisses en kit et à celui des hayons élévateurs, un marché qui est en train d’exploser en VUL. «On monte environ 150 hayons élévateurs par an, et de plus en plus sur des VUL. En fait, on assiste exactement à la même évolution du marché qu’on a connu dans le VI il y a une dizaine d’année, où l’on montait un hayon élévateur tous les 4 ou 5 véhicules, alors que maintenant 2 véhicules sur 3 sont équipés. Dans le VUL, on est actuellement à 50/50 et cela devient une obligation».
Sorti du premier bâtiment consacré à la fabrication des plateaux et à l’assemblage des kits avec les cabines de grenaillage et de peinture, on se retrouve dans un parc de location et de stockage des véhicule en attente de carrossage et de réparation. La carrosserie Vivier a actuellement 40 véhicules en attente de carrossage jusqu’à la fin de l’année.
Le second bâtiment, accolé au premier, comporte cinq travées, qui sont dédiées à la réparation des poids-lourds : carrosserie, freinage, suspension et hayon élévateur.
«Nous avons en entretien les véhicules de la base de Vimy pour lesquels on fait aussi bien la carrosserie que la mécanique, c’est-à-dire freinage, suspension et hayon élévateur. Cela représente 54 véhicules, avec au moins une fois par an un passage aux Mines pour tous, plus un contrôle attelage une fois par an, et deux fois par an le contrôle du hayon élévateur. Nous ne touchons pas aux moteurs, sauf ceux des chariots élévateurs dans une filiale du groupe» explique Mathieu Vivier.
Une caisse de semi est en réparation. Ici on remplace aussi bien des panneaux que des bâches, avec aussi du travail de soudure. Mais on ne raboute que très exceptionnellement des panneaux. On les changent, pour ne pas à avoir à refaire le travail, car les vibrations peuvent tout détruire. On ne change plus des caisses pour les installer sur d’autres porteurs. «C’est beaucoup moins fréquent qu’il y a une quinzaine d’années, parce que le remplacement automatique de tout le véhicule tous les 5 ou 6 ans est entré dans les moeurs».

 

Cultiver sa compétence
L’entreprise vient de recevoir la visite d’un enquêteur pour la norme IS0, qui va être imposée pour tous les carrossiers constructeurs. La norme opérateur qualifié est importante pour Mathieu Vivier, parce qu’elle va permettre au véhicule (VI, car les VUL ne sont pas concernés) carrossé de ne plus passer aux Mines deux mois après son immatriculation, mais l’année suivante. Elles vont apporter beaucoup en crédibilité pour la profession.
La carrosserie Vivier est une entreprise prospère, qui possède des fonds et peut se permettre de faire des choix, mais toujours dans la limite de ses compétences. «Nous ne sommes pas équipé pour faire du camping car ou du véhicule podium ; nous n’avons pas de bureau d’études ; on a un logiciel de répartition des charges, la partie la plus technique de l’étude est réalisée par moi même et on connaît nos limites. On va rester dans ce que l’on sait faire, c’est-à-dire l’assemblage de kits, le hayon élévateur et tout ce qui tourne autour, mais ne nécessite pas non plus des études trop importantes. Notre objectif est de faire un volume de 500 véhicules par an dans les 3 ans qui viennent, alors que nous sommes actuellement à 330. Nous sommes actuellement sur 3000 m2 couverts, et 12000 m2 de terrains, dans des bâtiments anciens qui ont été rajoutés les uns aux autres. Au niveau rationalité, on peut faire beaucoup mieux. On a donc un projet de rachat de terrain, pour porter notre surface couverte à 4000 m2 et passer de 12 000 m2 à 20 000 m2».


Tous les VU Mag N°19 - Carrosserie Vivier : "cultiver sa compétence"

 

 

COMMENTAIRES

 

c est fantastique ce que je vois la,j espere fort bien etre parmis les employes de votre societe,car j ai un diplome en reparation de carosserie et j ai pas trouve ma chance ici au maroc. je suis ne le 21/03/1981 marie et pere d un ptt enfant. mon email est note et mon numero de telephonne : 00212 35 53 23 47 merci

1. Par oulharim le Jeudi 19 Juillet 2007 @ 15:37:40

 

bonsoir, je souhaiterais savoir si vous etes aussi agréer pour la préparation de fourgonnette avec un kit frigorifique ''compresseur et bloc frigo" si vous pouvez m 'envoyé un devis détaillé, je vous remercie d'avance

2. Par foulquier le Samedi 05 Janvier 2008 @ 23:49:41

 

 

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