Opel Astravan Pack Clim 1.3 CDTI 90 ch – 13 950 € HT / 5 CV Les breaks tôlés ne sont pas légion dans nos contrées. Pourtant, cette formule d’utilitaire, populaire en Grande-Bretagne, combine pas mal d’atouts ; à commencer par des capacités routières intactes et une longueur utile de chargement généreuse. Opel revient en France sur ce créneau avec un tout nouveau modèle, l’Astravan, que nous avons essayé dans sa configuration diesel 90 ch.
» Par Jérôme Guet – Photos Guillaume Rigal

S’il paraît évident que l’Astravan dérive étroitement du break du même nom, il en diffère néanmoins au niveau de ses flancs tôlés, qui sont emboutis d’une seule pièce ; une solution plus élégante que le collage de panneaux de tôle en lieu et place des vitrages, et qui donne de surcroît une certaine élégance au profil. Cette surface lisse facilitera en outre la pose de la raison sociale du professionnel, un vecteur aujourd’hui essentiel pour l’image de marque.
Continuons le tour du propriétaire. Les boucliers entièrement peints, même sur la version de base, confirment que cet Astravan joue les utilitaires, mais façon haut de gamme, c’est-à-dire sans se départir des attributs d’un véhicule de tourisme. La monte pneumatique généreuse (195/65 R 15) est d’ailleurs là pour le rappeler, de même que le vérin hydraulique de capot moteur et la vitre fumée arrière. À noter qu’il est possible d’obtenir un hayon tôlé, pour qui veut dissimuler totalement son chargement.
Compartiment de charge
L’accès au compartiment de charge se fait uniquement par le hayon arrière. On découvre un espace de charge plutôt bien fini, avec un tapis insonorisant assez épais et faisant fonction d’antidérapant.
Quatre crochets d’arrimage sont fixés au sol. Les flancs sont protégés jusqu’à mi-hauteur par un revêtement en plastique épais, mais dur, dans le profil est assez irrégulier. Il a au moins l’avantage d’apporter une vraie protection aux flans tôlés. En partie supérieure, on remarque les multiples renforts intégrés à la structure, qui finissent par empiéter sur le volume de chargement ; c’est le prix que paient les utilitaires modernes aux plus récentes normes de sécurité.
Sous le tapis, on découvre un cache en tôle peinte abritant une « vraie » roue de secours, ce qui est devenu assez rare pour être signalé…
La longueur utile du compartiment de charge atteint un peu plus 1,79 m, pour une largeur entre passages de roues de 1,10 m et une hauteur maximale de 911 mm ; des proportions bien sûr inhabituelles par rapport à une fourgonnette classique, mais qui permettent néanmoins une bonne latitude dans le type de chargement. Le volume utile maxi officiel s’établit à 1,58 m3, soit évidemment guère plus qu’un break classique, mais l’essieu arrière et les amortisseurs renforcés font grimper la charge utile à 650 kg ; une valeur plutôt généreuse pour ce type d’utilitaire.
Côté pratique, Opel proposera dans un deuxième temps une option plancher coulissant, qui évitera d’avoir à « s’allonger » dans l’espace de chargement pour attraper des objets entreposés vers l’avant.
Sur la route
Côté poste de conduite, pas de surprise, on retrouve l’environnement de la berline et du break Astra « VP ». La planche de bord massive et tout de noir est toujours aussi bien construite, mais sa sobriété confine au parfois au dénuement. Et ce n’est guère sur ses espaces de rangements, petits et parcimonieusement répartis, qu’elle se fait pardonner son austérité. L’instrumentation fait l’impasse sur le thermomètre d’eau, ce qui est contestable avec une motorisation Diesel, dont la montée en température doit encore être prise en compte.
L’Astravan est proposée avec deux motorisations Diesel « Ecotec », 1.3 CDTI 90 ch (5 CV) et 1.7 CDTI 100 ch (7 CV). La première fera l’essentiel des ventes, c’est pourquoi nous l’avons sélectionnée pour cet essai. Il s’agit d’une mécanique italienne, héritée du mariage aujourd’hui caduque entre GM et Fiat, et qui est largement utilisée au sein des deux groupes en version 75 et 90 ch. Cette dernière, retenue pour l’Astravan, est équipée de série d’une boîte 6 vitesses.
Globalement, c’est une mécanique qui « respire », plutôt musclée malgré sa cylindrée modeste, et qui monte rapidement en régime. L’effet turbo est nettement perceptible lors des accélérations, ce qui ne sera pas du goût de tous. Mais avec un peu d’habitude, on l’estompe facilement en dosant à l’accélérateur. En revanche, elle est totalement creuse sous les 2000 tr/min, ce qui oblige à de fréquents rétrogradages lors des relances. Heureusement, la commande de boîte ne mérite que des éloges, ce qui rend l’exercice moins fastidieux. L’étagement des derniers rapports gagnerait à être un peu plus serré, ce qui permettrait de pouvoir exploiter la 6ème ailleurs que sur autoroute.
Dès 50 km/h, et malgré une insonorisation en apparence soignée, les résonances se font entendre en provenance du compartiment arrière. Avec un tôlage intégral, il n’y a pas de miracle…
La suspension arrière renforcée n’entame pas trop le confort, qui reste très correct, et le comportement routier de l’Astravan ne diffère guère de celui du break. On relève simplement, à vide, des réactions un peu plus vives du train arrière lors du passage d’inégalités en appui, ce qui est logique.
Bilan
Discret, confortable et capable d’emporter une belle charge, l’Astravan est une exécution sérieuse et aboutie du break utilitaire. Sa motorisation Diesel 90 ch suffit à un usage mixte, malgré son manque de punch aux bas régimes. La question est plutôt de savoir, chez nous cartésiens, à qui d’adresse ce genre d’utilitaire ! Outre les artisans et sociétés désirant transporter leur marchandise en toute discrétion, on pourra ajouter à cette liste, après ce galop d’essai, les professionnels faisant régulièrement de la route ; car à ce jeu, l’Astravan, très proche d’une VP, n’a guère de concurrentes.
Dimensions, volumes et poids
L x l x h 4,515 x 1,753 x 1,500 m
Empattement 2,703 m
Porte-à-faux AV/AR 871/941 mm
Seuil de chargement 591 mm
Longueur utile au plancher 1 796 mm
Largeur utile maxi 1 376 mm
Largeur utile passages de roues 1 103 mm
Hauteur de chargement 911 mm
Volume utile de chargement 1,58 m3
Charge utile 650 kg
Charge utile du toit (avec rails) 100 kg
Poids à vide 1 260 kg
Total autorisé en charge (PTAC) 1 920 kg
Poids tractable freiné 1 300 kg
Total roulant autorisé (PTRA) 3 215 kg
Capacité réservoir 52 litres
Places assises 2
Pneumatiques 195/65 R 15 sur jantes tôle
Moteur
1.3 CTDI « ECOTEC », 4 cyl., transversal, common rail, turbo + échangeur
Cylindrée 1 248 cm3
Puissance 90 ch (66 kW) à 4 000 tr/min
Couple 20,4 mkg (200 Nm) de 1 750 à 2 500 tr/min
Transmission Aux roues AV
Boîte 6 rapports
Performances
Reprises de 80 à 120 km/h (en 5ème) 16,4 sec
Vitesse maxi 172 km/h
Consommations
Urbaine/extra-urb./mixte 6,3/4,1/4,9 l/100 km
Emissions CO2 132 g/km
Principaux équipement
Astravan : airbag conducteur et passager, ABS, verrouillage centralisé, siège cond. réglable en hauteur, volant réglable en hauteur et profondeur, vitres AV électriques à impulsion, pré-équipement radio, 4 crochets d’arrimage, arrêt de charge renforcé, vitres teintée, baguettes latérales de protection, boucliers peints, roue de secours taille standard.
Astravan Pack Clim (en plus) : climatisation manuelle, régulateur de vitesse, radio CD (commandes au volant), rétroviseurs électriques chauffants.
Principales options : Pack visibilité (capteurs de pluie et de lumière, rétrov. Electrochromatique, spots de lecture AV – 235 € HT), Pack Business (Radio CD 70 Navi GPS, pré-équipement Bluetooth – 1 338 &euro , hayon tôlé (gratuit), alarme (270 € HT), projecteurs antibrouillard (145 € HT), attelage (435 € HT), rails de toits (CU 100 kg – 159 € HT), cloison grillagée (101 € HT), jantes alliage 15’ (500 € HT).
Tous les VU Mag N°19 - Opel Astravan - Bon pour le service !
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