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Nouveau Volkswagen Caddy Van - Coeur vaillant
Par rapport à la version précédente, le nouveau Volkswagen Caddy ne gagne pas en volume utile. En revanche, il progresse nettement en confort de conduite tout en recevant des motorisations (ici un 1,6l de 75 ch) plus performantes et moins bruyantes.
Texte et photos : Bruno Téreygeol

Commercialisé depuis novembre 2010 avec de nouveaux atouts et des motorisations adaptées à la norme de dépollution Euro 5, le Volkswagen Caddy conserve de son prédecesseur le même espace de chargement qui développe 3,20 m³. Il gagne cependant, hormis sur sa version de base, vraiment très dépouillée, une porte latérale en série, sur le côté droit. Celle-ci ménage une ouverture dont les dimensions maximales de 701 mm de large pour 1100 mm de haut correspondent au découpage de la porte des versions « tourisme ». Elle permet d'accéder dans de bonnes conditions à l'espace arrière, habillé sur notre version d'essai, d'un contreplaqué protégeant les parois qui sont nues de série. A l'intérieur, on retrouve des crochets d'arrimage ancrés au sol, un plafonnier et le kit de changement de roue. Il faut paspasser par l'arrière pour pouvoir charger une europalette, qui ne se glisse entre les passages de roue que dans sa plus petite dimension de 800 mm. Cet accès est fermé par une double porte asymétrique, dont les battants se déploient à 90° ou à 180°, moyennant dans ce dernier cas la manipulation des pattes d'arrêt installés de part et d'autre de la caisse.
Charge utile 741 kg
En option, le système Flexseat permet de gagner en longueur de chargement. Il se compose d'une grille de séparation dont la moitié pivote vers le centre de l'habitacle tandis que le dossier du siège passager se replie vers l'avant. Une pression est nécessaire sur celui-ci afin de le caler en position horizontale. Tous les ouvrants sont verrouillables depuis le poste de conduite via un interrupteur ad hoc ou depuis la télécommande de série. La charge utile maximale est de 741 kg sur ce modèle, que nous avons essayé à vide. Avec le petit moteur 1,6 l de 75 ch, l'utilisateur privilégiera le transport de volume plutôt que le poids, sous peine de subir une évidente chute des performances tandis que la consommation de gazole augmentera bien au-delà des valeurs théoriques fournies par le constructeur. Le nouveau quatre cylindres allemand est pourtant vaillant, voire même brillant. A froid, il est presque aussi silencieux qu'à chaud. C'est le mérite d'être passé du système des injecteurs pompes à celui de la rampe commune d'alimentation. Selon les circonstances ou l'habitude, ce 1,6 litres se conduit sur le couple maxi très respectable de 225 Nm, disponible dès 1500 tr/mn ou bien en allant chercher la puissance dans les tours, jusqu'à la zone rouge des 5000, qu'il atteint avec facilité. Il faut prendre garde à cette nervosité qui, exploitée à fond, provoque le patinage des roues avant même si le véhicule est vide. Le dynamisme de l'engin est mis en valeur par une boîte cinq vitesses bien étagée avec une première peutêtre un peu courte. Le petit levier de commande de cette transmission est précis et les verrouillages sont rigoureux mais la fourchette semble avoir été un peu élargie par rapport à la version précédente du Caddy. Volkswagen a muni sa fourgonnette, comme il l'a fait du Transporter, d'un indicateur de changement de vitesse qui propose au conducteur de passer le rapport supérieur aux environs de 2000 tr/mn. Ce gadget nous paraît aussi inutile qu'inefficace mais il permet de satisfaire à la mode en vigueur avec la norme Euro 5.
Ecarts de consommation
Au passage, il faut noter comme de coutume la différence qui sépare les consommations théoriques de carburant annoncées par le constructeur de celles réalisés en conduisant normalement, sans pousser les rapports outre-mesure tout en respectant les limitations de vitesse en vigueur. Sur les presque 200 km de notre parcours, comprenant environ 30 km d'autoroutes, le reste de nationales et quelques minutes de ralenti, nous avons brûlé 6,5 litres aux cent km, ce qui correspond à la consommation théorique en ville. On est loin des 5,1 litres revendiqués en cycle extra-urbain même si cela reste raisonnable. En charge, il faudra sans doute compter sur un à deux litres de plus aux cent. A noter une nouveauté: il est nécessaire de débrayer pour démarrer. La stabilité et la tenue de route du nouveau Caddy sont servies par une bonne suspension, dont l'amortissement en progrès filtre bien les irrégularités du revêtement. Le véhicule est aussi confortable et sûr qu'on peut l'attendre d'une fourgonnette, et même d'un véhicule particulier. Le freinage mordant est servi par une commande qui manque peutêtre un peu de progressivité. A l'extérieur, hormis la nouvelle calandre, en phase avec l'identité de la marque, le nouveau Caddy est identique à l'ancien. A l'avant, les feux sont protégés des chocs par un large bouclier. A l'arrière, ils sont encastrés dans les montants de la carrosserie, elle-même protégée sur les côtés par d'étroites bandes en matière synthétique. Les répétiteurs de clignotants sont aussi à l'abri des chocs sur les ailes avant. En revanche, les ailes proéminentes restent nues. Sous le capot, les différents organes sont facilement repérables et accessibles pour la maintenance quotidienne. Les larges rétroviseurs électriques (chauffants) et s'escamotent manuellement. Seul celui côté conducteur est doté d'une partie grand angle, qui manque toujours à celui passager pour améliorer la visibilité latérale.
Autour du volant
A l'intérieur, on découvre un nouveau bloc d'instruments. A gauche, le compte-tours affiche une zone rouge à partir de 5000 tr/ mn. Il encercle l'affichage de la température de liquide de refroidissement. Même disposition à droite où se trouvent le compteur de vitesse et la jauge à carburant graduée par seizième de réservoir, avec une réserve clairement délimitée. Entre les deux, un large écran à cristaux liquides affiche les données de l'ordinateur de bord, l'indicateur de changement de vitesses et le totalisateur kilométrique. Le volant bénéficie d'un dessin plus moderne. Le contact rugueux du plastique de sa jante rappelle que le caddy est un utilitaire. Le siège conducteur gagne, par rapport aux versions précédentes, en confort grâce à des garnitures qui nous semblent plus épaisses et qui offrent un bon maintien latéral. Le passager doit en revanche se contenter, sur cette version Flexseat, d'une assise rudimentaire et non réglable. Pour le reste, rien ne change. Les rangements sont identiques, revêtus pour certains d'un pratique caoutchouc anti-dérapant. L'accès à la capucine est toujours aussi compliqué lorsqu'on est au volant car trop en retrait. Le placement des interrupteurs de vitres électriques (séquentielles des deux côtés) mériterait lui aussi d'être un peu avancé sur la contreporte. Sans surprise, l'ensemble de l'habitacle bénéficie de solides assemblages faits pour durer. Il gagne aussi en insonorisation (totalement gommée dans cette version Flexseat par la cage de résonance que forme l'espace de chargement).

Volkswagen Caddy Van TDi 75 -75 ch – 6 CV – 3,2 m3 – 14 980 e HT
Source : Solutions Utilitaires
Solutions Utilitaires N°27 - Nouveau Volkswagen Caddy Van - Coeur vaillant
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