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Dacia Logan Van - L'utilitaire le moins cher
Avec un volume utile de 2.50 m³, la Dacia Logan Van prétend emporter 800 kg de chargement pour moins de 10 000 euros HT. Rustique, modestement motorisée et basiquement équipée, elle est cependant plus proche d'une version société du break MCV de la marque que d'un véritable outil professionnel.

Au premier regard, on voit que cette fourgonnette d'origine roumaine n'est pas comme les autres. Elle possède en effet en série deux portes arrière latérales, mais celles-ci sont battantes et non coulissantes ! Ce sont en fait les mêmes accès à bord que ceux du break MCV dont dérive le Van. 95% des pièces sont d'ailleurs communes. Les seules différences tiennent aux côtés tôlés, au train arrière renforcé pour supporter les 185 kg de charge utile supplémentaire et au plancher spécifique. Celui-ci, intégrant six anneaux d'arrimage, est composé de deux parties montées sur un cadre soudé au plancher d'origine, tandis que la roue de secours est logée dans un panier uniquement accessible de l'extérieur. Ces adaptations ont permis d'obtenir un sol parfaitement plat sur l'ensemble de la cellule de chargement. Le plancher est en outre lavable au jet d'eau, grâce à l'aménagement de conduits d'évacuation dans la structure en soubassement.
1.90 m de longueur utile
Les cotes intérieures sont intéressantes, avec une largeur maxi supérieure à 1,40 m et 1,02 m entre les passages de roues. La longueur utile dépasse 1,90 m : une performance unique sur une fourgonnette de moins de 4,50 m dont le siège passager n'est pas escamotable. Conservant les emboutis de carrosserie du break MCV, la Logan Van ne dispose pas d'un pavillon rehaussé. La hauteur intérieure reste donc contenue, de l'ordre d'un mètre.
De toute manière, les portes arrière asymétriques ne dégageant que 91 cm de hauteur, on aurait difficilement pu passer des charges plus hautes... Quant aux portes latérales battantes, sur le papier, elles possèdent quelques avantages : le constructeur met notamment en avant l'argument d'une ouverture facile. Dans des lieux confinés, les portes coulissantes sont pourtant plus pratiques, d'autant qu'elles offrent un accès plus large et plus carré. Bref, à l'usage, on regrette rapidement ce choix, qui n'est véritablement exploitable que pour des petits cartons. En revanche, la présence de serrures sur chacune des portes, même les latérales arrière, permet de ne déverrouiller que celle qui nous intéresse. Ce qui est toujours appréciable en l'absence d'une télécommande de série. Autre avantage : la résistance. Les tests de longévité des charnières ont été menés sur des cycles de 50 000 fermetures. Quand on travaille dans la poussière, voilà qui présente moins de risques de dysfonctionnement que des glissières directement exposées...
Conçue pour durer
Ce petit détail est emblématique des choix qui ont présidé au développement de cette fourgonnette. Quitte à quelquefois opter pour des solutions un peu moins pratiques, les concepteurs ont privilégié la longévité. Il en est ainsi pour la cellule avant où, comme sur la version VP, la planche de bord et les contreportes sont en plastique dur et monobloc. Avec un matériau facile d'entretien et très résistant, les jeux d'accostages et autres « rossignols » ont été éradiqués. Rustique, la Logan prétend fréquenter aussi bien les routes nationales que les chemins de campagne. À cet effet, les suspensions à grands débattement sont permis de relever la garde au sol qui, à 16 cm, rend la Logan à son aise même au passage des ornières. Comme sur les modèles VP, les inégalités de la route sont remarquablement filtrées. Tout au plus perçoit-on ici quelques remontées au niveau du train arrière, à vide, qui résultent du raffermissement des amortisseurs en vue de supporter les 800 kg de charge utile. Au chapitre du comportement, le Van est sans surprise très neutre dans ses réactions et très prévenant, tandis que la direction, à assistance hydraulique classique, procure un guidage de bon aloi. Le freinage a par ailleurs été adapté à la vocation utilitaire, avec des disques ventilés à l'avant et des tambours de 9'' à l'arrière. Si l'on apprécie sa progressivité et son endurance, on aurait aussi pu supporter davantage de mordant mais, globalement, l'efficacité reste au rendez-vous sans risque de déséquilibrer la voiture. Pour prévenir les risques de corrosion, les panneaux de portes et le pavillon sont en tôle galvanisée. Les tôles sont protégées par injection de cire dans les corps creux, un masticage d'étanchéité des liaisons extérieures et une protection anti-gravillonnage renforcée du soubassement. Le groupe motopropulseur est préservé grâce à une plaque inférieure et la boîte de vitesses, lubrifiée à vie, bénéficie d'un dispositif d'étanchéité à la poussière.
Fiabilité Renault
Dans le même ordre d'idées, les choix mécaniques se sont portés sur des ensembles moteur-boîte issus de chez Renault et dont la fiabilité est avérée. Côté essence, il s'agit des 1,4 et 1,6 litres bloc fonte, à 8 soupapes et injection multipoints, délivrant respectivement 75 et 90 ch. Des mécaniques qui commencent à dater chez Renault (où elles ne sont plus guère exploitées depuis la généralisation des motorisations multisoupapes) et qui ont fait leurs preuves depuis plus de dix ans. Leur réputation de solidité n'est pas usurpée et aucune mauvaise surprise n'est à redouter. Mais pour les pros, c'est du côté de l'offre Diesel que le regard se tournera inévitablement. Une seule base mécanique a été retenue, en l'occurrence le petit 1.5 dCi 8 soupapes, à rampe commune d'injection, suralimenté en air par un turbocompresseur avec échangeur. Présente chez Renault depuis déjà quelques années, cette motorisation a fait ses preuves tant en VP que sur des véhicules de sociétés, en équipant massivement les flottes de Clio et de Mégane. Hormis quelques soucis de jeunesse au niveau électronique et qui ont rapidement été résolus, aucune faiblesse récurrente n'est à relever. Sur la Logan, cette motorisation se décline en deux niveaux de puissance : 70 et 85 ch, pour un différentiel tarifaire de 500 € HT, ce qui reste très raisonnable. Par souci d'économie en ces temps de crise, notre choix s'est porté sur le bloc dCi d'entrée de gamme, associé à la finition supérieure Ambiance. Un modèle accessible à 8 800 € HT et qui, compte tenu des options présentes, vaut ici 10 560 €.
Facile à vivre !
Pour un budget donc très modéré, ce moteur d'accès à la Logan Van séduit dès les premiers tours de roues. Correctement insonorisé, malgré de sensibles économies par rapport au Renault identiquement motorisées, le petit dCi accepte tous les rythmes de conduite. Très souple à bas régimes – une performance notamment obtenue grâce à la disponibilité de 85% du couple entre 1 500 et 3 500 tr/min – il ne s'essouffle qu'au-delà de 4 000 tr/min, correspondant au régime de puissance maximale. Avec une linéarité qui le rend peu démonstratif, ce moteur ne démérite ni aux démarrages ni pour les relances, tout en permettant d'évoluer très confortablement dans le trafic urbain, grâce à sa large plage de disponibilité. Cerise sur le gâteau, il brille par sa frugalité :nous avons relevé une moyenne de 5,7 l/100 km lors de notre essai constitué à 60% d'utilisation urbaine aux heures de pointe et à 40% de parcours routiers à rythme normal, sans conduire « à l'économie ». Bref, un tableau mécanique particulièrement flatteur... à vide ! Logiquement, dès que l'on profite de la charge utile, il ne faut vraiment pas en attendre des performances de haut vol et accepter de rétrograder et de perdre quelques kilomètres par heure en abordant des côtes. Rien de bien dramatique, mais il faudra prendre son mal en patience en arrivant derrière un camion sur le réseau secondaire, car les dépassements demanderont un terrain bien dégagé. Ainsi, si vos trajets s'effectuent majoritairement à plus de mi-charge et sur route, l'investissement supplémentaire pour le dCi 85 ch se justifie pleinement.
Simplement évidente...
Économique par sa conception, la Logan, que l'on considère les versions VP ou VU, n'en reste pas moins parfaitement rationnelle à l'usage. Avec peu d'équipements de série, vous n'aurez assurément pas besoin de recourir à chaque instant au manuel d'utilisateur pour maîtriser le fonctionnement des différentes commandes. Celles-ci tombent naturellement sous la main, même si les molettes de chauffage sont implantées plutôt bas et obligent à quitter la route des yeux pour régler la température et la diffusion de l'air. Mais avec un peu d'habitude, on finit par s'y faire et il faut bien admettre qu'enroulant, on ne passe pas son temps à ajuster la ventilation ! Pour les commandes nécessaires, l'ergonomie du poste de conduite est donc parfaitement rationnelle. On trouve aisément ses repères et sa position de conduite, malgré l'absence de réglage en hauteur du volant, ce Van (comme le Pick-up) étant encore basé sur l'ancienne génération de Logan, restylée depuis. En conduite nocturne, la luminosité (non réglable&hellip
du tableau de bord permettant de voir les comodos et la console centrale rétro-éclairée facilitent la conduite. L'éclairage prodigué par les phares convainc, mais le réglage de hauteur de faisceau est en revanche peu accessible. Signalons enfin que le peu d'équipements modernes contribue à réduire le nombre de pannes potentielles, et que les options sont globalement à des tarifs accessibles, à la seule réserve de l'autoradio, trop cher en regard de la qualité sonore qu'il délivre, les enceintes bas de gamme n'y étant pas étrangères…Au chapitre des aspects pratiques au quotidien, la Logan avoue rapidement ses limites en ce qui concerne les rangements. Contrairement au pick-up, la version Van ne propose pas, lorsqu'elle est dotée de la cloison intégrale optionnelle, d'espace au dos des sièges avant ni de patères pour accrocher une veste. Le seul rangement fermé est constitué de la boîte à gants, qui affiche une bonne profondeur. Hormis cela, les bacs de contreportes sont étroits et les évidements au pied de la console centrale sont minimalistes.
Bilan
À l'image du break MCV dont ce Van dérive, le rapport prix/volume est tout simplement imbattable. Il conviendra d'accepter des performances limitées, contrebalancées par une sobriété bien appréciable, et un équipement de série qui confirme la conception économique du véhicule. Surtout, son principal défaut concerne les ouvrants latéraux, avec des portes battantes moins pratiques que des éléments coulissants. C'est l'un des points qui a permis de réaliser des économies substantielles, et il s'agit finalement du prix à payer pour profiter de la fourgonnette la plus abordable du marché.
» Dacia Logan Van dCi 70 Ambiance -70 CH/5 CV

Source : Solutions Utilitaires
Solutions Utilitaires N°15 - Dacia Logan Van - L'utilitaire le moins cher
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Catégories : Essais Utilitaires - Van of the Year
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